Il y a des traditions qui nous suivent depuis l’enfance.
Des gestes simples, presque minuscules,
mais qui continuent de nous réchauffer le cœur malgré les années.
Aujourd’hui, c’est la Sainte-Barbe.
Le jour du blé que l’on plante pour porter bonheur.

Et pourtant…
Ce matin, prise dans le tourbillon de la vie,
de mes obligations,
de mon rôle de maman,
de mon rôle d’entrepreneuse,
je n’y ai pas pensé.
Le quotidien m’a happée.
J’ai couru, fait, organisé, réglé, comme souvent.
Et c’est en sortant de la réunion parents-profs,
le cerveau encore plein d’informations,
que mon téléphone a vibré.
Un message de ma mère :
« Tu as pensé à ton blé ? »
C’est alors seulement que tout m’est revenu.
Cette tradition.
Ce petit rituel que je respecte chaque année.
Ce geste qui m’ancre, qui me rassure,
qui me relie à quelque chose de plus grand que moi.
Il était 18h30.
La nuit tombait.
Et j’ai couru chercher mon blé.
Parce que je tenais à le planter aujourd’hui,
le jour précis de la Sainte-Barbe.
J’aurais pu lâcher prise, me dire :
« Je le ferai demain, ce n’est pas grave. »
Mais non.
Ma croyance, douce et tenace, disait :
« C’est aujourd’hui. »
Alors je l’ai fait.
Parce que ça compte pour moi.
Parce que c’est un fil qui me relie à mes racines,
à mes souvenirs,
à ma famille,
à une part intime de moi.

